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Point d’intérêt 5- La cour aux noyers

L’emploi de la dénomination « cour » vient d’un ancien mot latin (cortem) qui signifie « domaine rural », « exploitation » ; il s’agissait donc d’une exploitation, de champs sur lequel poussaient des noyers.

Mention de la cour aux noyers sur le cadastre de 1826 (source Archives du Calvados)

Au XIXe et dans la première moitié du XXe siècle, tout déplacement était long et difficile. Il fallait donc trouver près de chez soi tout ce dont on avait besoin.

On trouvait à la Cour aux noyers (mais aussi au « village de l’église ») différents commerces et artisans nécessaires à l’époque :

  • 1 charpentier
  • 1 menuisier qui faisait des roues de charrettes et de carrioles en bois d’orme
  • 1 couvreur qui couvrait les maisons en chaume
  • 2 couturières renommées, qui habillaient les « dames » de Caen et des environs
  • 1 cordonnier
  • 2 cafés dont un avec une salle de danse
  • 1 boucherie
  • 1 bouilleur d’eau de vie qui était aussi meunier (situé au fond de la vallée)

De plus, les champs fournissaient la nourriture nécessaire : on cultivait des céréales dans certains et d’autres était laissés en herbages et plantés de pommiers, permettant de faire paître des vaches laitières.

Lait, céréales et pommes ; la Cour aux noyers nourrissait le village !

Photographies anciennes d’habitants de la cour aux noyers au début du XXe siècle.

Maison d’habitation qui abritait le café-salle de danse de la Cour aux noyers (on peut encore voir les anneaux en fer pour y attacher les chevaux)

Lucarne d’une habitation de la Cour aux noyers indiquant la date de sa construction : 1821