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Point d’intérêt 7 – Le Château de la Vallée

Le château de la Vallée n’existait pas avant la Révolution française de 1789. A sa place, on pouvait trouver quelques constructions qui étaient nommées depuis le XVe siècle « les Maisons de la Vallée ».

Le château que l’on voit aujourd’hui (et ci-dessus en photo) est une construction datant du XIXe siècle, vers 1840. Situé sur la route qui mène au hameau de Cautru dans la commune de Sainte-Honorine-du-Fay, le château de la Vallée est à l’extrême limite de Maizet.

C’est la Planquette, ruisseau qui passe à travers de cette propriété, qui sert de frontière avec la commune voisine de Sainte-Honorine-du-Fay,

Le château se compose de :

  • une maison de maître avec une façade équilibrée : 10 ouvertures sur 2 niveaux ; au niveau des combles, 2 grandes lucarnes au centre et 2 plus petites aux extrémités (même schéma pour l’arrière).
  • à l’arrière, un jardin d’agrément avec une pièce d’eau, un jardin légumier et un petit bosquet.
  • devant la maison s’étend une pelouse qui va jusqu’à la route. Autrefois s’y trouvait une mare (nécessaire en cas d’incendie).

Concernant l’histoire de la propriété, il n’existe à l’heure actuelle aucun document qui y fait référence avant l’année 1771.

La propriété aurait été achetée dans les années 1720 par les Dujardin de Chalembert, famille bourgeoise vivant à Caen : Pierre, marchand papetier, et sa femme Marie-Jacqueline, née Féron. Cette dernière était tellement appréciée de la population de Maizet qu’à sa mort en 1771, elle a été enterrée dans la nef de l’église. C’est à partir de cette date que nous est connue la « maison de la Vallée ».

En 1822, une importante personnalité de Caen de l’époque se porte acquéreur de la propriété ; il s’agit de Pierre Régnée, Chevalier de la Légion d’honneur et Président de chambre (on dirait aujourd’hui président d’un tribunal) à la cour royale de Caen.

En 1839, c’est Adolphe de Crény qui achète la propriété et qui entreprend la démolition partielle de la maison de maître pour la reconstruire ; c’est la demeure que nous avons actuellement sous les yeux. Son fils, Charles-Léon, est devenu officier d’ordonnance de Napoléon III et reçoit en 1869 le titre de marquis par décret impérial. Il est le premier à porter ce titre et ses armoiries sont présentes dans l’entrée du château.

La sœur de Charles-Léon de Crény, Marie-Louise, hérite ensuite du château. Elle est à cette époque mariée à Adrien Henry d’Agier de Rufosse, personne importante dans l’histoire de Maizet car il est élu maire de 1879 à 1888.

Par la suite, en 1930, elle est utilisée comme pension de famille, c’est-a-dire un logement où des locataires (souvent des personnes aux faibles revenus) peuvent louer une ou plusieurs chambres pour une ou plusieurs nuit(s) ou parfois pour des périodes plus longues (semaines, mois ou années).

Les repas sont fournis et un service de blanchisserie (lavage du linge) est proposé.

Depuis les années 1990, les propriétaires actuels cherchent à conserver et à restaurer ce château, pièce importante du patrimoine de notre commune.